Communiqué

Communiqué du 23-02-2017

Huit mois après le Brexit – un ‘été anglais’ en vue

Le 23 février 2017


Il y a huit mois, jour pour jour, qu’une modeste majorité (51,9%) de la population britannique ait voté pour un départ de l’Union européenne. Le lendemain, le Royaume-Uni se réveilla avec « a serious hangover », une fameuse gueule de bois. Cela fut suivi de semaines, voire de mois de réassurances et dramatisations, d’incertitudes et de prédictions. Aujourd’hui, il a été créé un peu plus de lumière dans l’obscurité. La Première Ministre Mme May a entretemps obtenu le soutien politique pour la notification du fameux article 50, rendant possible le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Elle pourrait donner exécution à cette loi le 7 mars prochain et de suite lancer la procédure de l’article 50 au sommet européen du 9 et 10 mars. Ce timing est d’une grande importance, parce que le délai maximal de deux ans pour les négociations empêcherait une participation britannique aux élections européennes de 2019.

 

La période qui suit n’est heureusement pas un ‘printemps britannique’, comme le monde arabe en a connu un, mais plutôt un ‘été anglais’. Quand on se lève, il peut encore faire beau, mais à la fin de la matinée, les brumes matinales peuvent soudainement conduire à de fortes averses. Avec deux des trois négociateurs européens étant belges, notre pays jouera un rôle de premier plan dans le déroulement correct et rapide de ce chapitre – espérons unique – de l’histoire européenne. Nous devrions en premier lieu veiller aux intérêts européens – le Brexit doit rester sans imitation et ne peut pas faire obstacle à l’intégration européenne – et aux intérêts belges. Le Royaume-Uni est notre quatrième partenaire commercial et est donc de grande importance pour bon nombre de secteurs belges. Notre pays bénéficiera d’une négociation rapide d’un nouvel accord de commerce global, pour que les entreprises belges puissent continuer leurs relations commerciales avec le Royaume-Uni avec aussi peu d’obstacles que possible.

 

La Belgique est prête à absorber les chocs du Brexit. Le groupe de travail sur le Brexit a transmis son rapport final le 30 janvier dernier au Premier Michel, lui procurant des informations claires sur l’impact attendu ainsi que des recommandations et des conseils sur l’attitude belge à prendre. Nous continuerons à suivre les développements de près afin de rester bien préparé au cas où les averses anglaises passeraient la Manche.

 

 


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